20.01.2010

Tel est pris qui croyait pris

Me voilà de retour à Vienne, après de longues semaines d'absence bien méritées. Un voile de neige durcie a embrassé la Cité, la rendant immobile. Les cours sont maintenant pour moi terminés, et pour la dernière fois les lourdes portes en acier brossé de l'université se sont fermées derrière moi. L'impolitesse quasi-féodale des autochtones m'avait aussi manquée. Ces gens-là ont bien compris qu'il était inutile de s'embarasser de formules hypocrites dans une mondialisation toujours plus féroce et pernicieuse, aussi urinai-je avec allégresse sur un restaurateur de renom afin de goûter aux baffes salvatrices et aux sévères rodomontades de son personnel. Chacun a bien entendu reçu un généreux pourboire, et je quittai la scène, heureux comme Dieu en France. La réalité est de fait toute autre et j'évite de trop m'exposer à l'opprobe, à quelques jours de rentrer dans la vie active. C'est d'ailleurs là que risquent de s'achever mes péregrinnations littéraires, au risque de devenir trop fantasques, voire inventées.

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